Le marché aux oiseaux et aux criquets de Shanghai
Le marché aux criquets est une institution à Shanghai.
C'est difficile d'appréhender la passion des Chinois pour les criquets et les grillons. Mais en faisant abstraction de nos conditionnements, l'on arrive à comprendre que les Chinois manifestent un intérêt très prononcé pour l'infiniment petit. Très tôt, les insectes ont occupé une place prépondérante dans les légendes, la symbolique, la poésie, la peinture, l'artisanat, la médecine, le jeu et la gastronomie.
Si l'on y associe la culture du jeu, l'on réalise la passion des Chinois pour les grillons et les criquets.
Pour l'anecdote, l'on distingue deux sortes de criquets ;
- les criquets lutteurs (ou guerriers, fighter), spécialement dressés pour des combats (clandestins)
- et les criquets chanteurs
Lorsque les Chinois viennent sur ce marché (Xi Zhang Nan Lu - sauf erreur), ils mettent un point d'honneur à découvrir la terreur des rings ou la grande soprano.
Mais ils viennent aussi y acheter aussi le matériel de compétition (brosses à poils, baguettes pour le nourrir, mangeoires... et tous les produits dérivés).

Le criquet jouit généralement d'un petit studio en forme de pot de yaourt.
Il y vit bon train car il est nourri à intervalles réguliers avec des grains de riz bouillis servis à la baguette (souvent dans de petites coupelles en porcelaine).

Enfin, si le criquet est un chanteur, il se produit dans des calebasses finement sculptées.

La calebasse se sculpte de différentes manières. D’ordinaire, les artisans utilisent deux techniques : l’une s’appelle ‘Sihulu’ et l’autre ‘Huahulu’. La première nécessite une calebasse de belle forme et de bonne qualité. La sculpture est extrêmement fine. Les sujets sont issus d’anecdotes historiques et de légendes populaires. L’autre méthode, la ‘Huahulu’ n’a pas d’exigeances particulières envers la calebasse. Celle-ci est donc moins bien sculptée par rapport à la première : la ‘sihulu’. Elle est d’abord peinte en rouge puis grossièrement sculptée.